<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/"><link>http://blog.tho.gayattitude.com/</link><title>tho</title><description>tho</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Thu, 04 Dec 2008 00:40:46 +0100</lastBuildDate><pubDate>Thu, 04 Dec 2008 00:40:46 +0100</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20081203110927/vieilllissant-hetero-et-depressif/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20081107182207/sic-transit/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20081025235401/mon-petit-lucien/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20081012134248/in-bed-with-marcel-proust/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080822222505/double-face/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080820215312/mordant/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080817004125/photophore/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080726131927/baptiste-local/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080623001657/eduquer/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080614110217/le-referendum-et-les-gnomes-elements-de-comparaison/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080608173913/qu-elle-se-casse/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080601205022/experience-pratique-pour-verifier-une-virginite/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080508204815/abstinence/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080501162140/contrastes-et-nuances/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.tho.gayattitude.com/20080420174736/aussi/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20081203110927/vieilllissant-hetero-et-depressif/"><title>Vieilllissant, hétéro et dépressif</title><description>
&quot;Je crois que la rencontre, évoquée par Lautréamont, du parapluie et de la machine à coudre sur une table d'opération avait une sophistication inutile&quot;, disait Lucian Freud, à ce que je lis. 

Esthétiquement, la réalité peut suffire et c'est alors la façon de la regarder, ce qu'on ajoute en observant, qui sont intéressants. 
Cela vaut pour la façon dont Velázquez pose ses couleurs comme pour celle dont il met en scène Le dieu Mars, sa moustache de sapeur, son casque de pompier, le bleu-blanc-rose du lit, le torse flasque, le relâchement physique et moral de l'hétérosexuel mythologique passée l'acmé dans les bras de Vénus. Le casque n'a pas dû la faciliter.

Plus généralement, le surréalisme est-il encore nécessaire dans un univers illustré par Hugo Chávez, compagnon de route de Dmitri Medvedev, par Boy George, violenteur d'escort boys norvégiens et par Gérard Longuet, animateur de commissions sénatoriales ?

Mars, vers 1639-1641, Prado.
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20081203-274857500493659b49c01d.jpg" width="325" height="640" border="1" alt="" title="" /></div><br />
"Je crois que la rencontre, évoquée par Lautréamont, du parapluie et de la machine à coudre sur une table d’opération avait une sophistication inutile", disait Lucian Freud, à ce que je lis. <br />
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Esthétiquement, la réalité peut suffire et c’est alors la façon de la regarder, ce qu’on ajoute en observant, qui sont intéressants. <br />
Cela vaut pour la façon dont Velázquez pose ses couleurs comme pour celle dont il met en scène <i>Le dieu Mars</i>, sa moustache de sapeur, son casque de pompier, le bleu-blanc-rose du lit, le torse flasque, le relâchement physique et moral de l'hétérosexuel mythologique passée l’acmé dans les bras de Vénus. Le casque n’a pas dû la faciliter.<br />
<br />
Plus généralement, le surréalisme est-il encore nécessaire dans un univers illustré par Hugo Chávez, compagnon de route de Dmitri Medvedev, par Boy George, violenteur d’escort boys norvégiens et par Gérard Longuet, animateur de commissions sénatoriales ?<br />
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<i>Mars</i>, vers 1639-1641, Prado.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20081203110927/vieilllissant-hetero-et-depressif/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-12-03T11:09:27+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20081107182207/sic-transit/"><title>Sic transit</title><description>
On s'amuse. Mais il en est qui souffrent ! Quelqu'un pense-t-il à la grande solitude de George W. Bush, le mal-aimé, en ces jours d'après fête électorale ?
Pourquoi ne pas lancer une fondation ? Solliciter des dons ? Contacter M. Damian Hirst ou bien le Dr Gunther von Hagens, qui vous exposent un crâne ou bien un cadavre découpé en tranches, et leur confier la célébration et la personne du jeune Bush ?
Et pourquoi George W. Bush ne serait-il pas de l'art ? Les choses les plus surprenantes et les plus coûteuses ne sont-elles pas celles qui portent les &quot;messages&quot; le plus forts ? Avoir manqué quelques courants artistiques majeurs depuis les Impressionnistes ne devrait-il pas faire toujours craindre d'en rater encore et inciter à n'en laisser passer aucun ?
(Subsidiairement, quelle reconversion aussi pour M. Jean-Luc Mélenchon ?)

Lucas de Leyde, Jeune homme au crâne , ca. 1519.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20081107-108949712491478990d485.jpg" width="350" height="440" border="1" alt="" title="" /></div><br />
On s’amuse. Mais il en est qui souffrent ! Quelqu’un pense-t-il à la grande solitude de George W. Bush, le mal-aimé, en ces jours d'après fête électorale ?<br />
Pourquoi ne pas lancer une fondation ? Solliciter des dons ? Contacter M. Damian Hirst ou bien le Dr Gunther von Hagens, qui vous exposent un crâne ou bien un cadavre découpé en tranches, et leur confier la célébration et la personne du jeune Bush ?<br />
Et pourquoi George W. Bush ne serait-il pas de l’art ? Les choses les plus surprenantes et les plus coûteuses ne sont-elles pas celles qui portent les "messages" le plus forts ? Avoir manqué quelques courants artistiques majeurs depuis les Impressionnistes ne devrait-il pas faire toujours craindre d’en rater encore et inciter à n’en laisser passer aucun ?<br />
(Subsidiairement, quelle reconversion aussi pour M. Jean-Luc Mélenchon ?)<br />
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Lucas de Leyde, <i>Jeune homme au crâne </i>, ca. 1519.]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20081107182207/sic-transit/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-11-07T18:22:07+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20081025235401/mon-petit-lucien/"><title>Mon petit Lucien</title><description>
Une curieuse plongée dans l'univers de Lucien Daudet, par le biais d'un recueil de lettres de Marcel Proust au &quot;cher petit&quot;. Ces lettres pourraient n'être qu'anecdotiques, hormis la proximité avec Proust, qui indique ne pas s'être inspiré du cadet des Daudet (ce qui serait bien une exception) : 
&quot;vous faites trop partie de mon cœur pour que je puisse jamais vous peindre objectivement, vous ne serez jamais un &quot;personnage&quot;, vous êtes la meilleure partie de l'auteur.&quot;

Pourtant, introduit, snob, &quot;hors milieu&quot; (comme on dirait) mais confiné dans un univers unique, Lucien Daudet a bien tout du &quot;personnage&quot;. On s'amuserait, alors, à appliquer un peu à cet animal curieux la sentence qu'il adressait à Madame sa mère :
&quot;(...) et les pauvres ne se doutent pas qu'on leur donnerait davantage s'il avaient une apparence dont la pitié ne serait suscitée par le dégoût (...)&quot;

Mais, il n'était pas si dégoûtant, Lucien, qu'on retrouve aussi sous la forme que lui donne le Journal de Jules Renard : 
&quot;En entrant, j'aperçois un beau jeune garçon frisé, lingé, pommadé, peint et poudré. (...) Il parle avec une petite voix de poche de gilet.&quot;

Détail d'une photo de groupe : Lucien Daudet en compagnie de Robert de Flers et de Marcel Proust.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20081025-1358805069490393282a299.jpg" width="330" height="442" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Une curieuse plongée dans l’univers de Lucien Daudet, par le biais d’un recueil de lettres de Marcel Proust au "cher petit". Ces lettres pourraient n'être qu’anecdotiques, hormis la proximité avec Proust, qui indique ne pas s'être inspiré du cadet des Daudet (ce qui serait bien une exception) : <br />
"vous faites trop partie de mon cœur pour que je puisse jamais vous peindre objectivement, vous ne serez jamais un "personnage", vous êtes la meilleure partie de l’auteur."<br />
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Pourtant, introduit, snob, "hors milieu" (comme on dirait) mais confiné dans un univers unique, Lucien Daudet a bien tout du "personnage". On s’amuserait, alors, à appliquer un peu à cet animal curieux la sentence qu’il adressait à Madame sa mère :<br />
"(...) et les pauvres ne se doutent pas qu’on leur donnerait davantage s’il avaient une apparence dont la pitié ne serait suscitée par le dégoût (...)"<br />
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Mais, il n’était pas si dégoûtant, Lucien, qu’on retrouve aussi sous la forme que lui donne le <i>Journal</i> de Jules Renard : <br />
"En entrant, j’aperçois un beau jeune garçon frisé, lingé, pommadé, peint et poudré. (...) Il parle avec une petite voix de poche de gilet."<br />
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Détail d’une photo de groupe : Lucien Daudet en compagnie de Robert de Flers et de Marcel Proust.]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20081025235401/mon-petit-lucien/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-10-25T23:54:01+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20081012134248/in-bed-with-marcel-proust/"><title>In bed with Marcel Proust</title><description>
La lecture c'est aussi fait pour ça, s'évader, et puis rencontrer d'autres intimités. Je prends grand plaisir à celle où fait pénétrer le Monsieur Proust de Céleste Albaret, qui fut sa gouvernante.
Rien de concrètement sensuel malgré la centralité de la chambre, mais une proximité, le quotidien d'un individu, qui est aussi le lieu de ses créations :
&quot;Il faut le voir dans son lit, allongé, à peine relevé, bien qu'il ait dans le dos deux oreillers l'un sur l'autre. Il a son pyjama blanc – la veste seulement. A la place du pantalon, un caleçon long de laine, Rasurel toujours. Je ne l'ai jamais vu en caleçon, mais, au linge, c'était facile à savoir. Sous la veste du pyjama, un tricot en laine des Pyrénées.&quot;
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20081012-41166098148f1e16e44dfa.jpg" width="1006" height="694" border="1" alt="" title="" /></div><br />
La lecture c’est aussi fait pour ça, s’évader, et puis rencontrer d'autres intimités. Je prends grand plaisir à celle où fait pénétrer le <i>Monsieur Proust</i> de Céleste Albaret, qui fut sa gouvernante.<br />
Rien de concrètement sensuel malgré la centralité de la chambre, mais une proximité, le quotidien d’un individu, qui est aussi le lieu de ses créations :<br />
"Il faut le voir dans son lit, allongé, à peine relevé, bien qu’il ait dans le dos deux oreillers l’un sur l’autre. Il a son pyjama blanc – la veste seulement. A la place du pantalon, un caleçon long de laine, Rasurel toujours. Je ne l’ai jamais vu en caleçon, mais, au linge, c’était facile à savoir. Sous la veste du pyjama, un tricot en laine des Pyrénées."<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20081012134248/in-bed-with-marcel-proust/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-10-12T13:42:48+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080822222505/double-face/"><title>Double-Face</title><description>
Cet athlète est rangé près des dépendances du Musée national d'Athènes. Il avait sans doute eu la mauvaise idée de partir en mer, et puis de faire naufrage, et de ne s'ensabler qu'à moitié. De quoi commencer une nouvelle vie en tous cas, qui n'est plus celle imaginée par le sculpteur. Au moignon tendu pour s'extraire (et se faire remarquer) s'ajoute alors l'effet d'une chiure d'oiseau au coin de l'oeil. Objets inanimés.
Le dernier Batman est aussi très regardable.
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080822-153589950448af1f160c79a.jpg" width="419" height="621" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Cet athlète est rangé près des dépendances du Musée national d’Athènes. Il avait sans doute eu la mauvaise idée de partir en mer, et puis de faire naufrage, et de ne s’ensabler qu’à moitié. De quoi commencer une nouvelle vie en tous cas, qui n’est plus celle imaginée par le sculpteur. Au moignon tendu pour s’extraire (et se faire remarquer) s’ajoute alors l’effet d’une chiure d’oiseau au coin de l’oeil. Objets inanimés.<br />
Le dernier Batman est aussi très regardable.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080822222505/double-face/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-08-22T22:25:05+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080820215312/mordant/"><title>Mordant</title><description>
Sur le fronton ouest du temple d'Olympie les centaures, ivres comme des cochons aux noces de Pirithoos, entreprenaient d'enlever la mariée, et puis les femmes de Lapithes, et puis les jeunes gens pour faire bonne mesure.
Même s'il semble avoir fort à faire, on doute que le centaure qui entame un bras à belles dents maîtrise bien sa technique.
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080820-19024563848ac75e6357bd.jpg" width="633" height="845" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Sur le fronton ouest du temple d’Olympie les centaures, ivres comme des cochons aux noces de Pirithoos, entreprenaient d’enlever la mariée, et puis les femmes de Lapithes, et puis les jeunes gens pour faire bonne mesure.<br />
Même s’il semble avoir fort à faire, on doute que le centaure qui entame un bras à belles dents maîtrise bien sa technique.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080820215312/mordant/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-08-20T21:53:12+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080817004125/photophore/"><title>Photophore</title><description>
Ossios Loukas, tendant la main vers la claustra.
Le voyage en Grèce : voici une belle occasion de s'approvisionner en lumière pour les brouillards d'ici, l'hiver.
Reste à identifier le saint personnage : tant que je ne vois rien, dans les caractères grecs, ayant l'apparence d'un petit nom on pourrait l'appeler Palamède, par exemple.</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080817-127623160748a7566ae8d59.jpg" width="467" height="350" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Ossios Loukas, tendant la main vers la claustra.<br />
Le voyage en Grèce : voici une belle occasion de s’approvisionner en lumière pour les brouillards d’ici, l’hiver.<br />
Reste à identifier le saint personnage : tant que je ne vois rien, dans les caractères grecs, ayant l'apparence d'un petit nom on pourrait l’appeler Palamède, par exemple.]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080817004125/photophore/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-08-17T00:41:25+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080726131927/baptiste-local/"><title>Baptiste local</title><description>
On le voit comme ça, au bord d'une rue d'ici, proposé aux passants sous prétexte de saint Jean-Baptiste, ne fréquentant pas le coiffeur et sans sous-vêtements (qui ne contiendraient rien, d'ailleurs, voit-on en se penchant un peu). 
Le T-shirt en poils de chameaux est celui du saint habituel. Le miel et le lait des joues, du torse et des cuisses rappellent peu l'ascète originel, grillé au Désert et nourri de sauterelles (essentiellement). 
La poussière est contemporaine.
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080726-1367663349488b08abaa434.jpg" width="611" height="817" border="1" alt="" title="" /></div><br />
On le voit comme ça, au bord d’une rue d’ici, proposé aux passants sous prétexte de saint Jean-Baptiste, ne fréquentant pas le coiffeur et sans sous-vêtements (qui ne contiendraient rien, d’ailleurs, voit-on en se penchant un peu). <br />
Le T-shirt en poils de chameaux est celui du saint habituel. Le miel et le lait des joues, du torse et des cuisses rappellent peu l’ascète originel, grillé au Désert et nourri de sauterelles (essentiellement). <br />
La poussière est contemporaine.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080726131927/baptiste-local/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-07-26T13:19:27+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080623001657/eduquer/"><title>Eduquer</title><description>
Ouvrez une des premières éditions du Vicomte de Bragelonne (Marescq et Cie, libraires, 1852), roman qui n'était pas particulièrement destiné à la jeunesse, mais qui y fut rapidement diffusé avec les autres histoires de d'Artagnan. On tombe sur une gravure représentant le frère de Louis XIV ; son amant, le chevalier de Lorraine, illustre la page suivante. Le texte de Dumas ainsi accompagné est instructif, pas particulièrement &quot;homophobe&quot; en ce qu'il correspond au personnage historique, mais contre-exemple proposé avec une insistance pénible :
&quot;Monsieur continua à se mettre du rouge ; puis, quand il eut fini, il regarda encore le portrait, puis se mira dans la glace et sourit. Sans doute il était satisfait de la comparaison.&quot;

Comme modèle éducatif, on préfère un texte qui a tardé, élément de la circulaire de préparation de la rentrée scolaire 2008, tranchant avec la gêne et le silence d'habitude de mise :
&quot;9 - Lutter contre toutes les violences et toutes les discriminations, notamment l'homophobie.
L'école doit offrir à tous les enfants des chances égales et une intégration réussie dans la société. Sa mission est donc aussi de promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes, de permettre une prise de conscience des discriminations, de faire disparaître les préjugés, de changer les mentalités et les pratiques. Au sein des établissements, une importance particulière devra être accordée aux actions visant à prévenir les atteintes à l'intégrité physique et à la dignité de la personne : violences racistes et antisémites, violences envers les filles, violences à caractère sexuel, notamment l'homophobie.
Par tous les moyens, prévention et sanction, la lutte contre la violence dans et autour des établissements demeure une priorité absolue.&quot;
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080623-28604330485ecceb92a47.jpg" width="774" height="954" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Ouvrez une des premières éditions du <i>Vicomte de Bragelonne</i> (Marescq et Cie, libraires, 1852), roman qui n’était pas particulièrement destiné à la jeunesse, mais qui y fut rapidement diffusé avec les autres histoires de d’Artagnan. On tombe sur une gravure représentant le frère de Louis XIV ; son amant, le chevalier de Lorraine, illustre la page suivante. Le texte de Dumas ainsi accompagné est instructif, pas particulièrement "homophobe" en ce qu’il correspond au personnage historique, mais contre-exemple proposé avec une insistance pénible :<br />
"Monsieur continua à se mettre du rouge ; puis, quand il eut fini, il regarda encore le portrait, puis se mira dans la glace et sourit. Sans doute il était satisfait de la comparaison."<br />
<br />
Comme modèle éducatif, on préfère un texte qui a tardé, élément de la circulaire de préparation de la rentrée scolaire 2008, tranchant avec la gêne et le silence d'habitude de mise :<br />
"9 - Lutter contre toutes les violences et toutes les discriminations, notamment l’homophobie.<br />
L’école doit offrir à tous les enfants des chances égales et une intégration réussie dans la société. Sa mission est donc aussi de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, de permettre une prise de conscience des discriminations, de faire disparaître les préjugés, de changer les mentalités et les pratiques. Au sein des établissements, une importance particulière devra être accordée aux actions visant à prévenir les atteintes à l’intégrité physique et à la dignité de la personne : violences racistes et antisémites, violences envers les filles, violences à caractère sexuel, notamment l’homophobie.<br />
Par tous les moyens, prévention et sanction, la lutte contre la violence dans et autour des établissements demeure une priorité absolue."<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080623001657/eduquer/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-06-23T00:16:57+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080614110217/le-referendum-et-les-gnomes-elements-de-comparaison/"><title>Le référendum et les gnomes, éléments de comparaison </title><description>
Ambroise Fredeau, supposé rendre les visions horrifiques du bienheureux Guillaume de Toulouse (Musée des Augustins, Toulouse) anticipait aussi, à sa façon, l'esprit européen assailli dernièrement d'Irlandais &quot;anti&quot;, malmenant autant la tête que le texte. 
On sait la contrée fameuse pour ses leprechauns, gnomes fabuleux, campant sur un chaudron de pièces d'or et se consacrant essentiellement à sa défense contre tout élément extérieur.

Dans le même ordre d'idée et de façon presque aussi argumentée, on déconseille de se mettre au lit avec un Irlandais :
&quot;Le grand homme avait un membre viril fort dur et noir, et de telle grosseur qu'elle en endurait grande douleur, quand il avait sa compagnie parce que son dit membre était dur comme un caillou et froid.&quot;
(Aveux de Françoise Fontaine, jugée dans la ville voisine de Louviers, en 1591, qui, entre autres choses, avait couché quatre fois avec de diable.)
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080614-405897414485385c089a5c.jpg" width="606" height="786" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Ambroise Fredeau, supposé rendre les visions horrifiques du bienheureux Guillaume de Toulouse (Musée des Augustins, Toulouse) anticipait aussi, à sa façon, l’esprit européen assailli dernièrement d’Irlandais "anti", malmenant autant la tête que le texte. <br />
On sait la contrée fameuse pour ses leprechauns, gnomes fabuleux, campant sur un chaudron de pièces d’or et se consacrant essentiellement à sa défense contre tout élément extérieur.<br />
<br />
Dans le même ordre d'idée et de façon presque aussi argumentée, on déconseille de se mettre au lit avec un Irlandais :<br />
"Le grand homme avait un membre viril fort dur et noir, et de telle grosseur qu’elle en endurait grande douleur, quand il avait sa compagnie parce que son dit membre était dur comme un caillou et froid."<br />
(Aveux de Françoise Fontaine, jugée dans la ville voisine de Louviers, en 1591, qui, entre autres choses, avait couché quatre fois avec de diable.)<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080614110217/le-referendum-et-les-gnomes-elements-de-comparaison/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-06-14T11:02:17+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080608173913/qu-elle-se-casse/"><title>Qu'elle se casse !</title><description>
Comme les Irlandais hésitent sur le traité de Lisbonne (&quot;Je n'y comprends rien, mais comme fermier, mon instinct est plutôt de dire non&quot;) on rappelle la situation à Bruxelles : ces commissaires européens ennemis de la démocratie, conspirant contre la nation, vomissant le social, ruinant la famille traditionnelle, faisant la joie du grand capital et d'un plombier polonais sauvage, pulpeux et velu, qu'ils baignent chaque soir dans 120 litres de lait non écrémé volés aux nourrissons et aux grabataires.

Rembrandt, 1632, Getty Museum (rappel du rôle que tiennent aussi les USA).

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080608-1528023603484bfc8caf152.jpg" width="640" height="500" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Comme les Irlandais hésitent sur le traité de Lisbonne ("Je n’y comprends rien, mais comme fermier, mon instinct est plutôt de dire non") on rappelle la situation à Bruxelles : ces commissaires européens ennemis de la démocratie, conspirant contre la nation, vomissant le social, ruinant la famille traditionnelle, faisant la joie du grand capital et d’un plombier polonais sauvage, pulpeux et velu, qu'ils baignent chaque soir dans 120 litres de lait non écrémé volés aux nourrissons et aux grabataires.<br />
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Rembrandt, 1632, Getty Museum (rappel du rôle que tiennent aussi les USA).<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080608173913/qu-elle-se-casse/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-06-08T17:39:13+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080601205022/experience-pratique-pour-verifier-une-virginite/"><title>Expérience pratique pour vérifier une virginité</title><description>
&quot;Donnez luy un peu de bois d'aloes pulvérizé à boire ou à manger. Si elle est vierge, pissera incontinent.&quot;
(Joubert, Erreurs populaires touchant la médecine et le régime de santé, Rouen, 1600-1601.)
On ne dit pas si cela fonctionne chez l'individu de sexe masculin.

Hendrik Goltzius, Adonis, 1609, Rijksmuseum, Amsterdam.
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080601-17936207464842ee993b26a.jpg" width="600" height="600" border="1" alt="" title="" /></div><br />
"Donnez luy un peu de bois d’aloes pulvérizé à boire ou à manger. Si elle est vierge, pissera incontinent."<br />
(Joubert, <i>Erreurs populaires touchant la médecine et le régime de santé</i>, Rouen, 1600-1601.)<br />
On ne dit pas si cela fonctionne chez l'individu de sexe masculin.<br />
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Hendrik Goltzius, <i>Adonis</i>, 1609, Rijksmuseum, Amsterdam.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080601205022/experience-pratique-pour-verifier-une-virginite/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-06-01T20:50:22+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080508204815/abstinence/"><title>Abstinence</title><description>
La matière corporelle a son attrait, le même que celui du personnage de gauche sur cette œuvre de Lucian Freud. Le modelé, les empâtements argentés et le velouté sombre sont à comparer au rose lisse des saints et des anges dans certaines oeuvres : sont-ce eux les individus que Dieu a fait &quot;à son image&quot; ?

L'Eglise catholique n'est théoriquement pas homophobe, c'est la sexualité en général qui est condamnée. Plus encore quand elle se fait entre individus du même sexe, quand elle ne peut pas avoir pour objet la reproduction (tout de même nécessaire) : l'intempérance est là manifeste. Dire cela n'est pas relativiser : loin d'être périphérique, la relation aux &quot;gays&quot; se trouve ainsi placée au cœur de ce qui guide les &quot;pasteurs&quot;, depuis saint Paul et saint Augustin.

Intéressante position de la main du personnage de droite.

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080508-349284316482346b638b91.jpg" width="540" height="759" border="1" alt="" title="" /></div><br />
La matière corporelle a son attrait, le même que celui du personnage de gauche sur cette œuvre de Lucian Freud. Le modelé, les empâtements argentés et le velouté sombre sont à comparer au rose lisse des saints et des anges dans certaines oeuvres : sont-ce eux les individus que Dieu a fait "à son image" ?<br />
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L'Eglise catholique n'est théoriquement pas homophobe, c’est la sexualité en général qui est condamnée. Plus encore quand elle se fait entre individus du même sexe, quand elle ne peut pas avoir pour objet la reproduction (tout de même nécessaire) : l'intempérance est là manifeste. Dire cela n’est pas relativiser : loin d’être périphérique, la relation aux "gays" se trouve ainsi placée au cœur de ce qui guide les "pasteurs", depuis saint Paul et saint Augustin.<br />
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Intéressante position de la main du personnage de droite.<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080508204815/abstinence/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-05-08T20:48:15+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080501162140/contrastes-et-nuances/"><title>Contrastes et nuances</title><description>
La fantaisie, ici celle du décor, banc chantourné orange avec assise bleue, tige de tournesol, topiaires et fabriques variés, ajoute davantage à la réalité qu'elle ne lui enlève. On peut, aussi, apprécier le contraste, ici entre le paysage et son occupant (sans doute un des soignants de la clinique où séjournait Richard Dadd) n'exposant vraiment, alangui sur son banc, ni la douceur de sa poitrine, ni sa touffeur pubienne. L'addition des façons de ressentir, outre qu'on peut en aimer le côté bizarre, a, plus généralement, l'avantage de nuancer les choses, d'établir une distance. Elle est souvent moins inquiétante que ne peut l'être une peinture.

Nuances et complexité, évitant les contresens, ce serait l'essentiel. Comme, loin de l'oeuvre (malgré le fez sur le banc et un aspect vaguement exotique), ce qu'il faut intégrer pour se faire une idée de la Chine des JO. Loin aussi de la politique française, de temps en temps sur GA (&quot;utiliser les boyaux du dernier centriste pour pendre le dernier DSKiste&quot;).

Richard Dadd, 1852, Tate Galleries, huile sur toile.
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080501-11930582944819d12660bdc.jpg" width="680" height="836" border="1" alt="" title="" /></div><br />
La fantaisie, ici celle du décor, banc chantourné orange avec assise bleue, tige de tournesol, topiaires et fabriques variés, ajoute davantage à la réalité qu’elle ne lui enlève. On peut, aussi, apprécier le contraste, ici entre le paysage et son occupant (sans doute un des soignants de la clinique où séjournait Richard Dadd) n’exposant vraiment, alangui sur son banc, ni la douceur de sa poitrine, ni sa touffeur pubienne. L’addition des façons de ressentir, outre qu’on peut en aimer le côté bizarre, a, plus généralement, l’avantage de nuancer les choses, d’établir une distance. Elle est souvent moins inquiétante que ne peut l’être une peinture.<br />
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Nuances et complexité, évitant les contresens, ce serait l’essentiel. Comme, loin de l’oeuvre (malgré le fez sur le banc et un aspect vaguement exotique), ce qu’il faut intégrer pour se faire une idée de la Chine des JO. Loin aussi de la politique française, de temps en temps sur GA ("utiliser les boyaux du dernier centriste pour pendre le dernier DSKiste").<br />
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Richard Dadd, 1852, Tate Galleries, huile sur toile.<br />
]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080501162140/contrastes-et-nuances/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-05-01T16:21:40+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.tho.gayattitude.com/20080420174736/aussi/"><title>Aussi</title><description>
Malgré la tentation, j'étais parvenu à résister à la moustache, à la tenue baggy, ou strait, aux colifichets, et à imposer le tout à un clone. Mais, c'est un fait, parmi d'autres : j'ai la main verte, je suis gay...

Tilly Kettle, Choudja-A-Ed-Doulah et Myrza-Mani, 1772, Château de Versailles.

</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/t/h/tho/20080420-213435851480b647999c52.jpg" width="358" height="512" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Malgré la tentation, j’étais parvenu à résister à la moustache, à la tenue baggy, ou strait, aux colifichets, et à imposer le tout à un clone. Mais, c’est un fait, parmi d'autres : j’ai la main verte, je suis gay...<br />
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Tilly Kettle, <i>Choudja-A-Ed-Doulah et Myrza-Mani</i>, 1772, Château de Versailles.<br />
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]]></content:encoded><link>http://blog.tho.gayattitude.com/20080420174736/aussi/</link><dc:creator>tho</dc:creator><dc:date>2008-04-20T17:47:36+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>