Métamorphose (et ironie)
On annonce la disparition programmée du chromosome Y, celui qui fait qu’un homme n’est pas une femme (dans un délai de 75 millions d’années).
Ce n’est pas le gentilhomme de Nicholas Hilliard, ci-dessus, qui sauverait la situation, lui dont on jurerait qu’il se transforme en pâquerette, fleur de saison, longue tige sous une petite corolle (ici déguisée en fraise), au corps absorbant le feuillage des rosiers environnants. La mutation ne se fait pas sans émotion : une main sur le cœur l’indique, mieux que le regard vague posé sur sa propre dissolution. Drôle de forme pour l’œuvre elle-même, qui n’est ni circulairement féminine, ni le rectangle de bon aloi pointant vigoureusement vers le cieux qui pourrait être de mise.
Vision farfelue de la miniature d’Hilliard ? On en trouve d’autres qui, se basant sur le nombre de pétale des roses et sur la couleur des vêtements, se demandent si l’amour du personnage n’est pas la reine Elisabeth, et l’homme lui-même, par contre-coup, un deuxième comte d’Essex. Une autre fois on montrerait bien que le mutant en pâquerette est plutôt le jeune homme des
Sonnets, le vrai auteur des pièces de Shakespeare (et de celles de Molière), ou bien Claude Allègre travesti.
Nicholas Hilliard,
Jeune Homme dans la roseraie, Victoria & Albert Museum. La devise, en haut de la miniature n’ajoute rien, sinon un rappel de la fonction de l’objet : "Dat poenas laudata fides" (« Ma foi louée provoque ma douleur » ?). On espère qu’ils parlent de ça, dans le virage du Parc des Princes, quand ils ne tricotent pas des banderoles
30/04/08 - 17:25
Claude Allègre travesti ?
Bigre ! le bougre devra maigrir un peu ...
apax