DES IMAGES

16/04/2008

16/04/08 - 13:23

Artiste


J’ai longtemps eu l’impression qu’il y avait bien moins de musiciens que d’écrivains homos. Cela tient, en fait, au type de production : on se rend plus facilement accessible dans des mots que par des notes. Pourtant, à la réflexion, on saisit le sens du voyage, de l’amitié, du cœur qui pesait et ce rôle des voix masculines chez Schubert, chantant lui-même d’"une voix inhabituellement haute… faible mais très agréable."

Cette écoute des lieder n’est sans doute pas la clé du tableau de Klimt. On y voit un hommage au compositeur. Un sujet de création, aussi. Schubert, verticale supplémentaire dans cette absence de relief se détache, paisible, sur une des masses du tableau, sombre celle-ci. Il devient objet de complexité ésotérique. Son profil, anachronique par ses vêtements, contraste avec les figures féminines (même si le troisième chanteur est un homme) tendres et intimes, peut-être moins érotisantes que d’habitude. On retrouverait le Schubert dit plus haut dans ce rapport au féminin. Libre au spectateur de mettre de lui-même dans ce qui lui est montré, bien sûr.

Tout cela, enfin, parce que je reçois Mon Voyage d’hiver de Vincent Dieutre. On verra si, dans ce film annoncé gay-ment mélancolique, le rapport au musicien va au-delà du titre et de l’accompagnement musical.

Gustav Klimt, Schubert au piano, huile détruite en 1945.

commentaires

16/04/08 - 14:52

Merci, j'aime beaucoup Klimt.

16/04/08 - 18:10

J'aime beaucoup ce tableau ! :o) Il est du début de la carrière de Klimt ? Ca fait penser un peu à Degas aussi...

16/04/08 - 18:15

On regrette aussi l'original, réalisé en 1899, qui devait être bien autre chose encore que la reproduction...

17/04/08 - 11:11

C'est joli.

18/04/08 - 16:34

N'est-il pas... ?

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