DES IMAGES

23/06/2008

23/06/08 - 00:16

Eduquer


Ouvrez une des premières éditions du Vicomte de Bragelonne (Marescq et Cie, libraires, 1852), roman qui n’était pas particulièrement destiné à la jeunesse, mais qui y fut rapidement diffusé avec les autres histoires de d’Artagnan. On tombe sur une gravure représentant le frère de Louis XIV ; son amant, le chevalier de Lorraine, illustre la page suivante. Le texte de Dumas ainsi accompagné est instructif, pas particulièrement "homophobe" en ce qu’il correspond au personnage historique, mais contre-exemple proposé avec une insistance pénible :
"Monsieur continua à se mettre du rouge ; puis, quand il eut fini, il regarda encore le portrait, puis se mira dans la glace et sourit. Sans doute il était satisfait de la comparaison."

Comme modèle éducatif, on préfère un texte qui a tardé, élément de la circulaire de préparation de la rentrée scolaire 2008, tranchant avec la gêne et le silence d'habitude de mise :
"9 - Lutter contre toutes les violences et toutes les discriminations, notamment l’homophobie.
L’école doit offrir à tous les enfants des chances égales et une intégration réussie dans la société. Sa mission est donc aussi de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, de permettre une prise de conscience des discriminations, de faire disparaître les préjugés, de changer les mentalités et les pratiques. Au sein des établissements, une importance particulière devra être accordée aux actions visant à prévenir les atteintes à l’intégrité physique et à la dignité de la personne : violences racistes et antisémites, violences envers les filles, violences à caractère sexuel, notamment l’homophobie.
Par tous les moyens, prévention et sanction, la lutte contre la violence dans et autour des établissements demeure une priorité absolue."

14/06/2008

14/06/08 - 11:02

Le référendum et les gnomes, éléments de comparaison


Ambroise Fredeau, supposé rendre les visions horrifiques du bienheureux Guillaume de Toulouse (Musée des Augustins, Toulouse) anticipait aussi, à sa façon, l’esprit européen assailli dernièrement d’Irlandais "anti", malmenant autant la tête que le texte.
On sait la contrée fameuse pour ses leprechauns, gnomes fabuleux, campant sur un chaudron de pièces d’or et se consacrant essentiellement à sa défense contre tout élément extérieur.

Dans le même ordre d'idée et de façon presque aussi argumentée, on déconseille de se mettre au lit avec un Irlandais :
"Le grand homme avait un membre viril fort dur et noir, et de telle grosseur qu’elle en endurait grande douleur, quand il avait sa compagnie parce que son dit membre était dur comme un caillou et froid."
(Aveux de Françoise Fontaine, jugée dans la ville voisine de Louviers, en 1591, qui, entre autres choses, avait couché quatre fois avec de diable.)

08/06/2008

08/06/08 - 17:39

Qu'elle se casse !


Comme les Irlandais hésitent sur le traité de Lisbonne ("Je n’y comprends rien, mais comme fermier, mon instinct est plutôt de dire non") on rappelle la situation à Bruxelles : ces commissaires européens ennemis de la démocratie, conspirant contre la nation, vomissant le social, ruinant la famille traditionnelle, faisant la joie du grand capital et d’un plombier polonais sauvage, pulpeux et velu, qu'ils baignent chaque soir dans 120 litres de lait non écrémé volés aux nourrissons et aux grabataires.

Rembrandt, 1632, Getty Museum (rappel du rôle que tiennent aussi les USA).

01/06/2008

01/06/08 - 20:50

Expérience pratique pour vérifier une virginité


"Donnez luy un peu de bois d’aloes pulvérizé à boire ou à manger. Si elle est vierge, pissera incontinent."
(Joubert, Erreurs populaires touchant la médecine et le régime de santé, Rouen, 1600-1601.)
On ne dit pas si cela fonctionne chez l'individu de sexe masculin.

Hendrik Goltzius, Adonis, 1609, Rijksmuseum, Amsterdam.