Contrastes et nuances
La fantaisie, ici celle du décor, banc chantourné orange avec assise bleue, tige de tournesol, topiaires et fabriques variés, ajoute davantage à la réalité qu’elle ne lui enlève. On peut, aussi, apprécier le contraste, ici entre le paysage et son occupant (sans doute un des soignants de la clinique où séjournait Richard Dadd) n’exposant vraiment, alangui sur son banc, ni la douceur de sa poitrine, ni sa touffeur pubienne. L’addition des façons de ressentir, outre qu’on peut en aimer le côté bizarre, a, plus généralement, l’avantage de nuancer les choses, d’établir une distance. Elle est souvent moins inquiétante que ne peut l’être une peinture.
Nuances et complexité, évitant les contresens, ce serait l’essentiel. Comme, loin de l’oeuvre (malgré le fez sur le banc et un aspect vaguement exotique), ce qu’il faut intégrer pour se faire une idée de la Chine des JO. Loin aussi de la politique française, de temps en temps sur GA ("utiliser les boyaux du dernier centriste pour pendre le dernier DSKiste").
Richard Dadd, 1852, Tate Galleries, huile sur toile.